Crédit de photo : Evgeny Tkachev
Avec ses filiales Daihatsu (voitures citadines et compactes) et Hino Motors (camions), Toyota a commercialisé 10,8 millions de véhicules dans le monde en 2024 (-3,7 % sur un an). Le groupe devance, de loin, son rival allemand Volkswagen, qui a écoulé un peu plus de 9 millions de modèles (-2,3 %). Le Coréen Hyundai Kia complète le podium, avec 7,2 millions d’unités vendues (-1,0 %).
Si le géant nippon a réalisé de bonnes performances en Europe (France, Italie et Allemagne en particulier) et en Amérique du Nord, il a toutefois souffert dans plusieurs pays asiatiques. Ses ventes ont par exemple chuté de 20 % au Japon, pénalisées notamment par la campagne de rappels de son modèle hybride Prius pour défaut d’étanchéité au niveau des portes arrière. Toyota a également suspendu la production et gelé la commercialisation de plusieurs modèles dans le pays, suite à un scandale sur des tests de sécurité falsifiés.
En Chine aussi, le groupe a accusé un repli de ses ventes, de l’ordre de 7 %. Il a pâti de la concurrence des constructeurs nationaux, dont BYD, Geely et Changan, qui se livrent une guerre des prix féroce. Pour autant, Toyota ne baisse pas les armes et prévoit, selon les médias japonais, de construire une usine de voitures électriques près de Shanghai pour sa marque de luxe Lexus. Avec pour objectif de rattraper une partie de son retard sur le marché chinois, considéré comme crucial.
Un champion de l’hybride
Son leadership, Toyota le doit notamment à l’étendue de sa gamme, lui permettant de répondre aux besoins de tous types de clients, à des positions fortes aux États-Unis, en Europe et en Asie, ainsi qu’à la réputation de fiabilité et de robustesse de ses véhicules. Le constructeur tire également profit de sa position de pionner sur la technologie hybride, dont il est aujourd’hui la référence mondiale.
Toyota reste d’ailleurs focalisé sur les modèles hybrides, dont il a écoulé quelque 4,2 millions d’unités en 2024, profitant de l’engouement de la demande pour ce type de motorisation sur les continents américain et européen. Le groupe est toutefois moins présent sur le segment des véhicules électriques (seulement 140 000 unités vendues en 2024), qui est largement dominé par l’Américain Tesla et les constructeurs chinois.
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