SURTOURISME : COPENHAGUE A CONTRE-COURANT

L'organisation officielle du tourisme de la capitale danoise a lancé le projet CopenPay qui récompense les comportements écoresponsables des touristes.
23 juillet 2024 par
SURTOURISME : COPENHAGUE A CONTRE-COURANT
DESCLOS Cécile

Crédit photo :  Alexandr Spatari

L’impact positif de la croissance des flux touristiques sur l’économie n’est plus à démontrer. Mais la croissance excessive des flux peut conduire au surtourisme sur certains territoires très prisés des voyageurs. À ce titre, l’Organisation mondiale du tourisme indique que 95 % des touristes mondiaux visiteraient moins de 5 % des terres émergées. Et le revers de la médaille, ce sont les effets néfastes engendrés par le surtourisme : menace pour le patrimoine culturel, nuisance pour la qualité de vie locale, déséquilibre du marché locatif, pressions sur l’environnement.

Mesures restrictives pour lutter contre le surtourisme

Dans ce contexte, les villes ou lieux sursollicités multiplient les mesures restrictives : taxe de séjour de 5 € à Venise pour les touristes à la journée afin de dissuader des micro-séjours qui saturent la ville ; fin programmée des locations saisonnières à Barcelone ; politique de quotas à Athènes pour l’accès à l’Acropole (20 000 personnes par jour) ; politique de quotas à l’entrée de Dubrovnik avec l’installation d’un compteur à l’entrée de la ville qui limite l’accès à 4 000 visiteurs…

Copenhague innove

À contre-courant de ces mesures, Copenhague choisit de récompenser les comportements responsables des touristes avec le programme CopenPay mis en place du 15 juillet au 11 août par Wonderful Copenhagen, l’organisation officielle du tourisme de la capitale danoise. Le projet pilote CopenPay encourage les touristes à multiplier les actions écologiques en échange d’activités, d’expériences culturelles, de collations ou encore de repas gratuits. Des repas offerts ou des activités gratuites sont proposés en échange de bons gestes pour la planète : gagner un déjeuner végétarien en étant volontaire dans un jardin urbain, faire un tour en kayak gratuitement en participant au nettoyage du port… « Voyager aujourd’hui n’est pas durable. Il s’agit de déplacer les gens d’un endroit à un autre. Et cela laisse une empreinte négative. Il s’agit aussi de consommer sur place. Et cela laisse une autre empreinte négative. Nous avons donc une grande tâche devant nous pour créer un tourisme durable et accélérer la transition verte du tourisme en général. CopenPay est donc un petit pas dans cette direction », explique Mikkel Aarø-Hansen, PDG de Wonderful Copenhagen.

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SURTOURISME : COPENHAGUE A CONTRE-COURANT
DESCLOS Cécile 23 juillet 2024
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